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 I would have liked to be alone ♦ Pv Avril

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MessageSujet: I would have liked to be alone ♦ Pv Avril   Sam 10 Mar - 2:20

Avril Ҩ Rochelle
« Rester seule ne m'aurais pas posé de problème tu sais »


Oublier, toujours oublier. Combattre ses sentiments avec forces et véhémence. Oublier. Toujours. Combattre encore et encore. S’acharner, persévérer, combattre, pour oublier. Ne jamais renoncer, ne jamais s’avouer vaincu, ne jamais baisser les bras. La tête haute, toujours. Et surtout : Oublier. Toujours.
Chaque jour, à chaque minute qui passait, à chaque pas que je faisais, ces phrases était là, dans moi, inlassablement, comme un refrain d’une mauvaise chanson que l’on n’arrive pas à s’hotter de la tête. Toujours là, elles ne me quittaient pas, ces phrases lourdes de sens pour moi à l’époque. J’étais prof, j’étais jeune, je me croyais forte et immunisée. Délire de jeunesse. J’étais aussi faible qu’une gamine de 4 ans. Pouvoir ou pas pouvoir, psychologiquement, j’étais cassante et fragile, comme du verre ou de la porcelaine.
Ces petites phrases insignifiantes me trottaient toujours dans la tête, sans même que je m’en rende compte. Je n’y prêtait plus attention, à force, elle faisait partit de moi. C’était moi. C’était Rochelle, ses cheveux, ses yeux, son nez, ses mains, ses phrases défilant dans sa tête. Dans ma tête. Ce n’étaient pas des phrases, ce n’étaient pas de simple mots qui me passaient sans cesse, c’étaient des parties de moi, c’étaient encrées en moi, dans mon corps. Je ne pouvais m’en défaire. Je n’avais pas besoin de chercher pour m’en rappeler, d’y penser pour qu’elles réapparaissent.
Inlassablement, elles repassaient, pour ne pas que je les oublies. Comme si je le pouvais ! Quelle blague ! Aujourd’hui encore, méchamment et confiantes, elles reviennent me hanter, plus sournoises que jamais. Susurrant et murmurant dans mon oreille ses phrases qui laisseront à jamais un goût amer au fond de moi. A l’époque, je les prenais pour des amies, des alliées. Des personnes sur qui compter, sans qui jamais je n’arriverais à rester debout, bien droite, la tête haute. Mais tout cela, ce n’était que pour me voiler encore plus la face, pour me cacher encore plus la vérité. Je voulais oublier ma Mère, je voulais qu’ELLE disparaisse, alors les phrases était, pour m’y aider. Mais le seul défaut à tout ceci, c’est qu’au contraire, cela ne m’aidait pas…
Cacher et enfoui au plus profond de moi, elle me rendait intransigeante, froide et indifférente aux malheurs des autres. C’est d’ailleurs certainement une des raisons pour laquelle j’ai pu être prof à Intensive Training, sans me préoccupée vraiment de mes élèves. Je savais que c’était dur. Moi aussi j’avais enduré cela. Mais cela m’importait peut sûr le moment. Mon esprit était imperméable à leurs craintes et à leurs angoisses, à leurs questions inquiètes qui certains pouvaient avoir. J’avais été, il y a longtemps, comme eux. Mais j’avais été, et c’est là toute la différence. Enfermée dans ma carapace d’égoïsme et d’oubli, je ne prêtais pas attention à ceux qui pouvaient avoir besoins de moi. A vrai dire, je ne sais s’ils avaient besoins de moi. J’étais tellement indifférente l’époque. J’en ai honte aujourd’hui, tellement honte… Mais ma lutte contre mes sentiments, et surtout contre le souvenir d’ELLE, de ma Mère disparue, était tellement au point, que mes sentiments, même banal, étaient affaiblis, minimisés. Comme dilués, dans de l’eau. Prenez du jus de citron, mettez-le dans votre bouche. Vous sentirez l’amertume, l’acidité coriace de ce fruit pourtant bête à pleurer. Mais si vous mélangez son jus piquant dans un grand verre d’eau, vous ne sentirez plus rien. Au revoir la désagréable sensation sur la langue, les yeux rouge ou l’envie de boire un grand verre d’eau froide. Il ne reste rien, rien de son pouvoir acidulé. Dans l'ancien adversaire jaune, ne reste que quelques morceaux de pulpes translucides, flottant à la surface de l’eau. Et bien mes sentiments à l’époque étaient pareils. Ils ne restaient d’eux que de petits morceaux, déchirés, tout en lambeaux, flottant dans mon cerveau. Et moi, pauvre chose perdue et désespérée, j’essayais inlassablement de les faire couler aux fond, de leur faire toucher la paroi froide du verre, pour que jamais ils osent remonter à la surface. Mais jamais je n’y parvins. Jamais. Les sentiments sont coriaces, tout comme le citron…

Tout cela me rappelle une journée. Je venais de finir mon cour, à moins que ce ne soit le début… Non, je me trompe, c‘était bien la fin. Le nez dans mes papier, indifférente à l’aller et venue des élève qui passait devant l’estrade sur lequel mon bureau était posé, je me parlai intérieurement, de je ne sais plus trop quoi. Pensant que les élèves étaient partis, et sans le vérifier, je m’installai tranquillement sur ma chaise, les pieds sur le bureau. La fin des heures de cours étaient toujours un moment agréable pour moi, à l’époque. Je n’aimais guère mes élèves, ou plutôt, je n’essayais pas de les aimer. Dans mon esprit, c’était gravé en lettre d’or, qu’il ne fallait aimer aucun élève. Règle sortit de je ne sais où, que j’ai toujours -je croie- appliquée à la lettre.
Me croyant, je me laissais aller dans mon fauteuil, ne voyant pas l’élève qui était restée dans la salle. Pauvre idiote que j’étais, tellement sûr de moi et pourtant si faible…
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Dernière édition par Rochelle Monellis le Ven 30 Mar - 23:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I would have liked to be alone ♦ Pv Avril   Sam 10 Mar - 4:41

Des cours, des cours et encore des cours. N'y avait-il que ça à faire ici, passer sa journée à travailler, oui, je crois bien. Et puis, de toute façon, qu'est-ce que je pourrais bien faire dans ce centre à part ça, pas grand chose. Je pouvais toujours aller me balader mais pourquoi aller faire une balade dans les jardins ou encore en ville alors que personne n'a de liberté, ici, tout le monde est sous surveillance 24h/24...

Aujourd'hui, la seule chose que je pouvais faire pour le moment était de vagabonder seule, perdue dans le lycée en passant par les longs et immenses couloirs blanc du centre. Comme par hasard, j'avais malheureusemet oublié mon portable qui était un des rares objets que j'avais pu gardé à mon arrivée ici, enfin je ne pouvais pas appeller des numéros extérieurs, je pouvais contacter que des gens du centre et personne d'autre... Ce qui était dommage dans un sens. SI je l'avais emmené j'aurais très bien pu faire passé cet ennui en envoyant des messages ou en appellant un(e) ami(e), si j'en avais... Et bien sur, Leone avait eu la bonne idée de ne pas m'accompagner, dommage on aurait pu faire la conversation.

Je fis un petit arrêt en plein milieu du couloir pour vérifier si je l'avais emmener ou non, j'esperais l'avoir sur moi, il remplacerait mon portable. En même temps, je me rendis compte que c'était le bordel total dans mon sac si je puis dire. Après quelques secondes d'acharnement, j'avais réussi à le trouver, miracle, pour une fois que je l'emmenais sur moi. Je pris mon précieux mp3 que je venais de retrouver. Il était là, alléluia ! Je pris mes écouteurs aussi puis la musique à fond, j'adorais ça, écouter, chanter, danser, tout ce que je ne faisais pas vraiment avant. Il n'y avait presque que ça à faire avec les cours mais en apprenant à mieux les connaître, j'avais appris à les aimer. En fait, je ne savais même pas les véritables raisons de mon amour pour la musique. C'est vrai, à chaque fois que je mettais une chanson, s'en était une triste et déprimante me remémorant mon ancienne vie. Je savais très bien qu'il fallait être forte, ne plus y penser, à quoi cela me servait de toute façon ? A me faire pleurer, à me rendre nostalgique, à me faire du mal tout simplement... Je me demande encore pourquoi je me continue de faire ça, je sais très bien que mon ancienne vie est terminée, l'ancienne Avril envolé, il fallait que j'avance et profite de la nouvelle vie que l'on m'avait offerte... Bref, arrêtons de parler de ça sinon je vais encore faire une crise ce que je n'ai pas trop envie devant tout le monde.

On devait vraiment me prendre pour une folle... Maintenant que j'avais mis une musique bonne musique, je me mettais à danser dans les couloirs tout en avançant pour aller je ne sais où. J'allais et je venais pendant quelques minutes voir plusieurs heures. Je continuais d'avancer dans les couloirs quand j'aperçus mon professeur de français se laissant aller dans son fauteuil. Je fis quelques pas en sa direction puis toqua à la porte de la salle par politesse.

-Madame Monellis ?
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MessageSujet: Re: I would have liked to be alone ♦ Pv Avril   Ven 30 Mar - 23:53

Avril Ҩ Rochelle
« I hould have liked to be alone »


Madame Monellis ?

Madame Monellis. Cela sonnait étrangement à mon oreille. Bien sûr, cela faisait quelques années que j’étais prof, mais étrangement, personne ne m’avait appelé Madame Monellis. Juste Madame. Ce n’était rien. Un simple mot, une demande d’élève. Rien, ce n’était rien, c’était normal. Mais cette simple phrase m’avais fait plonger des années auparavant, de longues et vieilles années auparavant. Loin, loin dans mon enfance. Ma vie d’avant, ma vie d’enfant. Avec ELLE, ELLE vivante, ELLE souriante, près de moi, main dans la main, sourire aux lèvres. ELLE, toujours et encore ELLE. Comment se fait-il que le moindre mot me rappelle à ELLE ? ELLE est morte, enterrée depuis si longtemps, aussi bien sous terre que dans ma mémoire… Pars, je t’en supplie, PARS !
Ma mère aussi, on l’appelait Madame Monellis. La boulangère du coin de la rue, les voisins, le boucher, le maître d’école, le vendeur de voiture, de vêtement, le caissier de la supérette dans face. Tout le monde, tout le monde ! Madame Monellis… Ces deux petits mots avaient réussi à faire une nouvelle faille dans ma carapace. Une nouvelle fissure, qui un jour s’agrandira jusqu’à ce que ma coque se fende complètement. J’avais tellement peur à l’époque. Peur de voir son souvenir revenir, peur de voir mes espoirs s’effondrés, et peur de voir mon cocon protecteur s’effacé. Et ces petits mots m’avaient fait peur. J’avais depuis tant d’années lutter, ce n’était pas pour qu’ELLE revienne au triple galop, pour me mettre à terre ! J’étais complètement chamboulée, perdue, peut-être même désespérée. Je me souviens encore aujourd’hui l’impression de déséquilibre, de vertige incontrôlable qui m’avait pris. L’envie de vomir, les lumières qui dansaient autour de moi, la salle de classe floue, puis le vide sous mes pieds. L’attirance vers le fond, le cri muet qui nous reste au fond de la gorge, le sol qui, infatigable, se dérobe sous nos pieds, le ciel qui s’efface, s’envole, disparait totalement. Puis nous revoilà, assit sur notre chaise, le ciel bleu à travers la fenêtre, le sol bien dur sous nos pieds, peu sûr d’eux. Notre tête légèrement tournante, une expression d’hébétude sur les lèvres. Même après toutes ces années, cette impression est restée intacte, comme si la glace c’était formé autour d’elle, et qu’il suffisait de décongeler le tout pour revivre ce moment. Puis le souvenir de ne pas être seule, d’avoir une élève, là, près de la porte. La gêne, la honte.
Je crois mettre levée, avoir dévisagée la jeune arrivante. Je crois être descendue de l’estrade, et d’être restée là, un petit moment. Et puis là, vraiment, l’esprit me revint et je compris vraiment ou j’étais, ce qui c’était passé. J’étais comme anesthésiée, et les sens mettaient de temps à revenir. Mais une fois-là, ils étaient bien actifs. Honteuse de mettre ainsi laisser aller, pour son souvenir, par ELLE, je lançai un regard noir à l’élève, qui n’y était pour rien. Je ne s’avais pas ce qu’elle faisait là, et j’aurais préféré qu’elle ne vienne pas. J’aurais préféré que rien de tout cela ne se soit passé. Mais que voulez-vous, on ne choisis pas notre destin…
Je m’approchai donc de mon élève. Car c’était bien une de mes nombreuses élèves, une lycéenne je croie, affectée dans la section Psychique. Ou bien Physique. Je ne sais plus, mes souvenirs sont flous concernant cette élève… Debout devant elle, je relevai fièrement la tête, une expression mauvaise sur les lèvres. Je ne voulais pas que mes élèves me considèrent comme quelqu’un de gentil, d’aimable, de compréhensif. Je voulais qu’ils aient peur de moi, ou du moins, qu’ils comprennent que je suis supérieur à eux. Toujours mon égocentrisme, ma supériorité maladive. Toujours… Aujourd’hui, j’en ai tellement honte… Mais à l’époque, je m’en fichais pas mal, j’en étais même fière. Je ne vois pas de quoi me vanter aujourd’hui. Hélas, ce qui est fait est fait.
Croisant mes mains contre ma poitrine, et pinçant mes lèvres, je dis d’une voix grave :

    Oui ?


C’était un oui simple, bête, banal, idiot. Cela montrait que j’étais encore désorientée. Maudite élève…
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Désolé, mon Rp est un peu moins bon que le premier, mas je ne voulais pas te faire attendre trop longtemps ♥
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MessageSujet: Re: I would have liked to be alone ♦ Pv Avril   Jeu 5 Avr - 9:28

Elle s'approcha de moi d'une démarche lente et délicate puis me dévisagea avec un sourire mauvais. Je connaissais très bien ce regard, j'avais eu affaire à de nombreuses expressions comme celle-ci, un regard menaçant promettant une vengeance. Personnellement je n'en avais pas peur, je n'ai peur de rien ou presque mais certainement pas de cela, j'avais eu affaire à d'autres choses bien plus graves que ça. Je lui rendis son regard, unne expression de défis comme j'aimais les faire mais il fallait que je me calme, je n'étais pas venu chercher les problèmes cette fois-ci...
Mon professeur pinça les lèvres et croisa les bras.

Oui ?
C'était un oui, simple et banal, tout ce qu'il y a de plus normal mais lancé d'une voix grave. D'après son regard et sa réponse, je l'avais déstabilisé, pour une fois que je ne l'avais pas fait exprès ! J'espère que cette fois-ci, on n'allais pas me le repprocher. Non, je ne suis pas devenue une esclave ni une personne de soumise au centre mais ej n'aime pas quand on m'accuse, qu'on me soupsonne pour quelque chose que je n'ai pas fait, éventuellement quand j'ai fait quelque chose mais souvent je prends un malin plaisi et je me fiche des conséquences. Comme je le dis souvent, je n'ai plus rien à perdre ici, alors...
D'un côté, c'était plutôt amusant de pouvoir déstabiliser un professeur comme elle, c'est vrai quoi, c'est une grande victoire ! Des professeurs comme ça: froids et essayent de rester impassibles sont assez durs à désorienter. Et puis, vu la façon dont elle m'avait répondu, elle s'était grillée toute seule. Je lui souris encore plus. Même sans chercher les problèmes, j'étais tellement fière de ma maladresse pour une fois. Sauf que maintenant, elle attendait une réponse. Pourquoi étais-je venue là au fait ? Je n'avais rien d'important à faire pourtant, étrange...

-Vous aviez l'air distrète, j'ai cru que quelque chose n'allait pas.
Je savez très bien que ce n'était pas la véritable excuse mais comment expliquer à son professeur que vous ne savez pas pourquoi vous êtes venue lui adresser la parole sans qu'elle vous prène pour une folle...

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